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Retour d’expérience et questions fondamentales au cœur de la 2e édition du Festival Wontanara

L’ONG Des paroles et des actes (PACTES) a donné le coup d’envoi de la deuxième édition du Festival Wontanara le vendredi 10 juillet 2026. C’est la salle Victor Hugo de l’Assemblée nationale française qui a servi de cadre à la conférence-débat d’ouverture, une rencontre fertile en réflexions sur l’avenir socio-économique de la Guinée.

Pour lancer officiellement les festivités, plusieurs dignitaires ont pris la parole tour à tour, notamment M. Abdoulaye Keita, premier conseiller chargé des affaires économiques et représentant de l’Ambassade de Guinée en France, Diémory Kouyaté, président du Haut conseil des guinéens établis à l’étranger, ainsi que le président de la Coordination des associations guinéennes de France (CAGF).

Le premier panel de la journée s’est attaqué à une thématique cruciale : « Qui fait quoi, et comment mieux faire ensemble ? ». Ce débat a posé des jalons fondamentaux sur la société guinéenne dans sa globalité, en interrogeant les rôles respectifs des pouvoirs publics, du secteur privé et des organisations patronales.

C’est dans cette perspective que M. Alexandre Camara, PDG de Globetrans, vice-président du Patronat guinéen, promoteur du projet écotouristique Maf Village, consul honoraire d’Indonésie en Guinée et juge consulaire au Tribunal de Commerce, a mis en relief le rôle moteur du patronat dans l’émergence des leaders économiques de demain et le soutien aux ONG à fort impact social.

Mme Fatou Baldé Yansané, directrice exécutive de la Coalition des femmes leaders de Guinée et promotrice du patrimoine textile guinéen à travers la marque « Firsi », a pour sa part partagé sa vision de l’apport des organisations non gouvernementales au développement durable en Afrique.

De son côté, l’administrateur et secrétaire général de Centraider (réseau régional d’accompagnement des acteurs de la coopération internationale), M. Denis Rasle, a jeté un éclairage précieux sur les mécanismes de concertation et de maillage entre les ONG, l’État et le secteur privé.

Quant à Mme Maria Diané, experte en gouvernance économique et secrétaire générale de la Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI) depuis 2021, elle a décortiqué les dynamiques de transformation économique du pays et la responsabilité sociale des entreprises.

Enfin, M. Abdoulaye Diallo, PDG de Marifala et membre VIP du Patronat guinéen, a démontré, à la lumière de son savoir-faire et de sa valorisation des ressources locales, que l’industrialisation demeure le levier incontournable pour réussir le pari de la transformation sur place.

Au terme d’une matinée dense en réflexions, les participants ont partagé un moment de convivialité autour d’un dîner-causerie et d’une séance de réseautage, prélude aux chantiers de l’après-midi. Ce second volet a été entièrement consacré aux leviers de financement, sous le thème : « Financer l’impact : Diaspora, secteur privé et innovation », une table ronde dont vous pourrez lire le compte rendu détaillé dans les colonnes du prochain numéro de notre édition imprimée.

Par Tidiane Diallo

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