Le succès de l’AGRASC repose sur la rigueur de son Directeur général, Mohamed Diawara, dont le leadership est aujourd’hui salué par son Conseil d’Administration. L’ancien président de l’Association des magistrats de Guinée est en train de gagner le pari d’une justice qui s’attaque enfin au portefeuille de la criminalité économique.
Il est des magistrats qui troquent sans peine la toge pour le costume de gestionnaire avec une précision d’orfèvre. Mohamed Diawara, ancien président de l’Association des Magistrats de Guinée (AMG), semble faire partie de cette race rare de serviteurs de l’État capables de transformer une institution naissante en un bastion d’efficacité.
Ce mardi 7 avril 2026, lors de la première session du Conseil d’Administration de l’AGRASC, le constat a été unanime sous son impulsion l’agence a trouvé son rythme de croisière. Le message porté par le Directeur Général et salué par le PCA Alpha Saliou Barry est clair car s’attaquer au porte-monnaie des délinquants financiers est souvent plus dissuasif que l’ombre d’une cellule.
À l’AGRASC, Mohamed Diawara gère et sécurise. Un inventaire systématique des avoirs saisis et confisqués met fin à l’ère du flou pour ouvrir celle de la traçabilité. Chaque franc, chaque bien immobilier ou chaque véhicule saisi sous mandat judiciaire devient une ressource potentielle pour le renflouement des caisses de l’État.
Au-delà du quitus et des félicitations du Conseil d’administration pour l’exercice 2025, la prouesse de Diawara réside dans sa finesse à identifier et à faire sauter les verrous structurels. Par son plaidoyer en faveur d’une Caisse de dépôt et de consignation, il s’inscrit dans une vision pérenne destinée à doter l’État de mécanismes de sécurisation fiduciaire. Il s’agit de transformer le verdict, souvent désincarné, en une réalité comptable tangible versée au patrimoine de la collectivité.
Ancien leader de l’organisation nationale des magistrats, Mohamed Diawara sait que l’outil judiciaire ne vaut que par la qualité de ses artisans. Sa priorité donnée au renforcement des capacités des magistrats et des officiers de police judiciaire prouve qu’il n’a pas oublié ses racines.
Pour lui, une saisie réussie commence dès les premières heures de l’enquête. Avec lui, la justice frappe le patrimoine pour assécher la source même de la criminalité. Par cette dynamique, Diawara consacre l’AGRASC comme l’instrument régalien par excellence, transformant la volonté judiciaire en une réalité impérieuse désormais nantie des moyens de sa politique.
Par Racine Dieng