Sur le chantier routier d’Olama-Bingambo, une section stratégique de 106,15 kilomètres reliant la capitale Yaoundé au port en eau profonde de Kribi, le rugissement des moteurs Caterpillar se mêle à la poussière rouge de la latérite.
Les pelleteuses s’activent sous l’œil vigilant des équipes techniques, une scène qui résume à elle seule la force de frappe de Gbana Bâtiment et Travaux Publics (EG-BTP SARL), géant d’ingénierie né sur les rives de Conakry.
Alors que les décideurs et grands acteurs économiques de la diaspora se rassemblent ce week-end du 5 au 6 septembre dans le Maryland pour la Guinean Excellence Awards Night ou Nuit des Prix de l’Excellence Guinéenne et le forum Invest Guinée-USA, Investir Guinée-États-Unis sous la direction de Mme Hawa Barry Diallo, et que se tient en parallèle à Newark, dans l’État du New Jersey, la première édition des 48 Heures de la Diaspora Forestière portée par l’Association des Ressortissants de la Guinée Forestière aux États-Unis (ARGUIFA) autour du thème « Culture, investissement et développement : le rôle stratégique de la diaspora forestière dans la transformation de la Guinée », l’histoire de cette entreprise dirigée par M. Aboubacar Lamah matérialise sur le terrain ce que l’expertise guinéenne apporte de plus concret au développement du continent.
À l’aube du 12 septembre 2026, l’entreprise s’apprête ainsi à célébrer ses noces de majolique, un événement qui marque 17 ans d’existence, de savoir-faire, d’ancrage et de croissance au service des grandes infrastructures africaines.
Du bitume, des engins et 35 ans de savoir-faire
Tout démarre le 12 septembre 2009 à Conakry. Aboubacar Lamah, fort de plus de trois décennies de métier dans le secteur des travaux publics, choisit alors d’associer ingénieurs d’expérience et jeunes techniciens pour bâtir une structure capable de rivaliser avec les multinationales de la construction. Sur le terrain, la méthode ne tarde pas à porter ses fruits. L’entreprise s’attaque aux défis géotechniques les plus complexes, combine une gestion stricte des coûts et priorise l’emploi local.
Très vite, la dynamique franchit les frontières. En septembre 2011, EG-BTP SARL s’implante à N’Djamena, au Tchad. En novembre 2018, la succursale de Douala voit le jour au Cameroun. L’entreprise devient un partenaire privilégié pour des sous-traitances ou co-entreprises d’envergure auprès de groupes internationaux reconnus comme Sogea-Satom et Elevolution.
Immersion sur le terrain d’exécution
Sur le tronçon Olama-Bingambo, long de 50 kilomètres, le déploiement logistique frappe par son ampleur, notamment avec des pelles excavatrices à chenilles, des compacteurs lisses Bomag et Dynapac, ainsi que des camions bennes Renault Kerax et Mercedes Actros qui s’imposent dans le paysage. Le marché, estimé à 3,5 milliards de francs CFA, mobilise une logistique lourde et un personnel ultra-spécialisé.
Des purges de zones marécageuses à l’évacuation de déblais rocheux après tir, en passant par la pose de géotextiles de drainage ou le compactage des remblais, chaque étape respecte un cahier des charges rigoureux.
Même constat du côté du Tchad. De l’aménagement des pistes rurales à la réalisation de canaux d’irrigation et de réseaux de drainage urbain à N’Djamena, les équipes de Gbana BTP enchaînent les livraisons d’ouvrages réceptionnés dans les délais.
L’humain et la rigueur au centre des chantiers
Derrière le bruit des machines, le suivi s’opère dans la méthode. Directeurs de travaux, ingénieurs de suivi, géomètres, responsables Qualité et experts en Hygiène, Sécurité et Environnement (HSE) quadrillent les sites.
En reliant la Guinée, le Tchad et le Cameroun par la force du travail d’équipe et de la maîtrise technique, Gbana BTP montre que les talents guinéens façonnent concrètement le paysage des infrastructures africaines d’aujourd’hui.
À l’heure où le mérite et le leadership sont à l’honneur, Gbana BTP et son bâtisseur Aboubacar Lamah posent avec autant d’éclat que de légitimité les pierres d’angle de cette image de marque de l’excellence guinéenne qui rayonne avec fierté sur le continent.
Par Thierno Ousmane Diallo