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Nombrilisme politique et vision étriquée comme mode de gouvernance (Par Sow Boubacar)

La haine politique peut-elle justifier le sacrifice du rayonnement international d’une nation ? Le Sénégal est-il passé de l’ère des grands diplomates à celle du repli identitaire ? Sow Boubacar interpelle l’opinion sur les dérives d’une gouvernance qu’il juge revancharde et dépourvue de hauteur d’État.

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En continuant à discréditer Macky Sall au point de saboter sa récente candidature au poste de Secrétaire général des Nations unies, les autorités sénégalaises ont fait preuve d’étroitesse d’esprit, d’un manque notoire de vision, de hauteur et de pragmatisme politique.

Il est totalement incompréhensible de constater un tel paradoxe de choix pour des autorités se réclamant du panafricanisme. Le panafricanisme place pourtant l’Afrique et ses intérêts au-dessus des intérêts particuliers de ses États membres. En réalité, Sonko et ses affidés ne sont ni nationalistes, ni adeptes du panafricanisme.

Cette génération de politiciens sénégalais ne s’est engagée en politique que pour promouvoir sa gloire personnelle et régler des comptes à des personnalités qui lui faisaient ombrage. On pouvait s’attendre à ce que le gouvernement sénégalais prône la neutralité, à défaut d’avoir le courage de soutenir la candidature de Macky Sall pour un poste aussi prestigieux que celui de Secrétaire général des Nations unies.

Le nombrilisme n’est pas la marque des grands hommes d’État. Le Sénégal de Léopold Sédar Senghor et d’Abdou Diouf est actuellement sous l’influence d’un Sonko « nombriliste », égocentrique, revanchard et haineux.

Si le Sénégal était réputé pauvre en ressources naturelles, il est cependant bien doté en ressources humaines de qualité. De même, la qualité de sa diplomatie n’avait d’égale en Afrique, d’où son prestige d’antan sur la scène africaine et internationale.

Saboter la candidature d’un compatriote, fût-il un ancien président en froid avec les autorités actuelles, avec l’aide de quelques dirigeants africains ayant des passifs à solder, relève de la mesquinerie humaine. La haine et la vengeance sont les armes des faibles.

Par Sow Boubacar,
Switzerland

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