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L’AJGF au cœur d’une réflexion nourrie sur les droits des femmes

Une assistance nombreuse s’est recueillie le samedi 4 avril 2026 à la Maison des initiatives étudiantes (MIE Labo), nichée dans le 6e arrondissement de Paris. L’Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF) y célébrait la Journée internationale des droits des femmes, articulée autour de la thématique aussi prégnante qu’inspirante intitulée « Femme, entre héritage et liberté ».

Le président de l’AJGF, Aboubacar Sidiki Traoré, a donné le coup d’envoi de la cérémonie en soulignant la portée de cette mobilisation : « Nous avons pris le parti, cette année, de réunir près d’une centaine de personnes à Paris pour explorer les problématiques plurielles qui jalonnent la question des droits des femmes. ».

L’auditoire a suivi avec une acuité particulière les interventions de trois figures aux parcours complémentaires, chacune déclinant une facette de la dualité « Héritage et Liberté ». Dialikha Diaby a ouvert le champ de réflexion en analysant la tension entre l’atavisme culturel et les horizons ouverts par son itinéraire de femme née en France. Aissatou Lamarana Diallo a, pour sa part, abordé avec une grande délicatesse les thématiques du mariage et de la maternité, piliers structurants dans la trajectoire féminine. Enfin, Aissata Noba a parachevé ce tableau en mettant en exergue le rôle moteur de l’instruction académique comme vecteur d’émancipation.

Réunies sous l’intitulé évocateur « Ce que j’ai pu accomplir là où ma mère n’a pu le faire », ces intervenantes ont livré des témoignages d’une rare intensité. Elles ont mis en perspective leurs expériences, notamment au sein de la sphère domestique. Elles ont permis à l’assistance de mesurer l’ampleur du chemin parcouru sur les sentiers de l’éducation et de l’autonomie. Ce moment d’échange a parfaitement illustré le passage de témoin entre les acquis des aînées et les conquêtes de la nouvelle génération.

Le point d’orgue de cette rencontre fut le concours d’éloquence, véritable joute oratoire mise au service de la justice sociale. Huit candidats se sont relayés au pupitre sous l’œil averti d’un jury de prestige au sein duquel siégeaient Fatoumata Kouyaté, représentante du collectif Les Lettres Vagabondes Fatou-Mata et artiste visuelle multidisciplinaire, ainsi que Maître Facinet Kabèlè Camara, exerçant la profession d’avocat. La table des jurés comptait également Maître Diaka Cissé, avocate à la Cour officiant par ailleurs comme vice-présidente de l’ADIJO, sans oublier Amadou Diallo, qui a précédemment présidé l’Association des étudiants de Sciences Po pour l’Afrique.

Au terme de délibérations rigoureuses, le palmarès a été dévoilé. La plus haute marche du podium a été ravie par l’ingénieure réseaux Fatoumata Bah, dont la verve et la pertinence des arguments ont séduit le jury à chaque passage. Elle est suivie de l’étudiant Moustapha Camara, tandis que la troisième place revient à l’étudiante Kadiatou Sylla.

Le comité d’organisation s’est félicité de la résonance de l’événement, notant que, des tables rondes aux débats interactifs, les participants ont illustré l’excellence par la profondeur de leurs analyses. Comme à l’accoutumée, l’AJGF réaffirme son engagement pour une réflexion de fond, indispensable à l’évolution durable des droits des femmes au sein de la cité.

Par Tidiane Diallo

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