La 7ème édition du Festival Bulle d’Encre qui s’est tenue fin Décembre au CCFG de Conakry montre la continuité de l’action d’Oscar, de son complice Ibrahima Ahmed Barry et de toute leur équipe dans le domaine du dessin de presse, de la Bande Dessinée, de la caricature, non seulement en Guinée mais aussi à l’échelle internationale.
Deux objectifs principaux furent d’emblée posés dès 2012. Transmettre aux jeunes générations par l’apprentissage du dessin et celui des scénarios, développer un réseau international.
Comment mesurer le succès de l’entreprise ?
D’une poignée de dessinateurs au début des années 2 000, le cap des cinquante a été largement dépassé depuis. Depuis la Guinée, le réseau s’est élargi au Sénégal qui envisage une troisième édition de son propre Festival, à la Côte d’Ivoire, au Bénin, à l’Afrique du Sud, au Cameroun, sans oublier les liens forts mis en place avec le Festival de la BD d’Angoulême en France ou l’association Cartooning for Peace de l’ami Jean Plantu.
Peut-on mesurer également ce qu’il faut de constance, de volonté pour arriver à un tel résultat ? A travers cet engagement, la Guinée confirme que sous les formes les plus diverses, la littérature demeure l’élément le plus créatif et actif dans le domaine culturel.
Bulle d’encre, bulle d’espoir, bulle de liberté…
Ne peuvent y être sensibles que les êtres qui n’ont jamais perdu leur âme d’enfant, qui ont toujours ce regard émerveillé tourné vers cette bulle de savon qui s’envole vers le ciel. Ils en connaissent la fragilité et la poésie.
Au pays où l’humour est roi, où l’art suprême est d’abord de se moquer de soi-même, où l’humilité consiste d’avoir le courage de ses faiblesses, Bulle d’Encre symbolise cet espace où le poète Eluard peut toujours inscrire : ‘’J’écris ton nom Liberté !’’
Fragile mais indispensable espace !
Une Bulle d’Encre, rebelle aux injonctions nous amène vers une autre dimension : celle de retrouver l’instinct de l’émerveillement, aux confins de la beauté du Monde.