Le Centre d’innovation et de recherche pour le développement (CIRD) lance le 31 juillet la 5ᵉ édition du Prix littéraire Williams Sassine. Placée sous le thème « Femmes, mémoires et résistances », l’édition 2026 rend pour la première fois hommage à une femme : la poétesse et écrivaine Hadja Djénabou Koumanthio Diallo.
Un vote en ligne organisé sur les plateformes du Centre, où quatre femmes inspirantes sont présentées au public à travers des portraits et des témoignages vidéo, désigne Koumanthio Diallo.
Après quatre éditions consacrées à de grandes figures masculines, le Centre met donc les femmes à l’honneur.
« Nous n’avons pas besoin qu’on nous rappelle la puissance des femmes, surtout dans ce pays. Sans femme il n’y a pas de société, et sans femme il n’y a pas de mémoire », déclare Dr Safiatou Diallo, présidente du Conseil d’administration du CIRD.
Le concours s’ouvre aux jeunes auteurs francophones de 18 à 35 ans jusqu’au 20 septembre 2026.
Depuis sa création, plus de 45 pays y participent. Le prix se distingue par sa rigueur. L’anonymat reste obligatoire et le recours à l’intelligence artificielle demeure interdit. En plus, le CIRD publie les meilleurs textes, primés ou non, dans un recueil.
Bernard Pévé Béavogui, directeur général du CELPAC, salue un « prix prestigieux » que le ministère de la Culture accompagne. Pour Fadama Itala Kourouma, président de l’Association des écrivains de Guinée, cette initiative « salvatrice » motive la jeunesse à la lecture et à l’écriture. Avec cette édition, le Prix Williams Sassine offre une tribune aux nouvelles plumes francophones.
Par Tidiane Diallo