CONAKRY – Avec le retour effectif à l’ordre constitutionnel et l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi Fondamentale, la Guinée tourne une page majeure de son histoire. Au terme de cette transition, le bilan de l’honorable Elhadj Mohamed Lamine Diallo (Mamadou Thug) et de l’honorable Fabara Koné s’impose comme une pierre angulaire de la Refondation. Pour ces représentants du monde des arts et du cinéma, la culture est désormais un pilier institutionnel de la nouvelle République.
Une Constitution qui « nous ressemble et nous rassemble »
L’adoption de la nouvelle Constitution consacre une vision que Mamadou Thug a portée avec force : l’identité culturelle comme socle de l’unité nationale. En affirmant que « c’est la culture qui nous ressemble et c’est elle qui nous rassemble », le duo Diallo-Koné a réussi à faire de l’exception culturelle un élément de cohésion sociale gravé dans le marbre. Pour l’entrepreneur culturel que je suis, cette reconnaissance est une victoire historique : elle transforme nos traditions et nos langues nationales en leviers de souveraineté.
Le « Catalyseur » de la Souveraineté Culturelle
Considéré comme le catalyseur du secteur au sein de la défunte transition, l’honorable Diallo, en synergie avec le cinéaste Fabara Koné, a transformé les intentions en actes législatifs qui s’imposent désormais à la nouvelle législature :
• Le Statut de l’Artiste : Ce texte, voté à l’unanimité, offre enfin une dignité juridique et sociale aux créateurs, les sortant définitivement de la précarité pour en faire des acteurs économiques à part entière.
• La Diplomatie du Textile : En imposant le textile guinéen à l’hémicycle — un modèle suivi par le Conseil des Ministres — ils ont impulsé une économie de la fierté nationale.
• Protection et Certification : La certification du Leppi et le travail sur le Code du Tourisme préparent le terrain pour une exploitation durable et protégée de nos richesses.
Le Chef de l’État : Protecteur des Arts et des Lettres
L’un des acquis les plus symboliques de leur mandat est la redéfinition du rôle du Chef de l’État. En qualité de « Chef d’État-Major », il est désormais constitutionnellement le protecteur des arts et des lettres. Cette sacralisation institutionnelle assure que la culture guinéenne, véritable « 13ème poumon » de la nation, sera au cœur des politiques de développement de la nouvelle ère constitutionnelle.
Un Héritage pour l’Avenir
Bien que la transition soit finie, l’engagement de Mamadou Thug ne faiblit pas. Sa rigueur — illustrée par ses votes de principe contre les budgets n’intégrant pas la culture — a tracé la voie pour les futurs parlementaires. En mêlant l’expertise de la scène et celle du cinéma (portée par Fabara Koné), ce duo a démontré que la refondation ne pouvait être complète sans une dimension artistique forte.
Aujourd’hui, la Guinée ne se contente plus de revenir à l’ordre constitutionnel ; elle le fait avec une identité fière, prête à rayonner sur la scène internationale grâce à un cadre législatif moderne et protecteur.
Par Daouda Conte Analyste socio-politique & Entrepreneur Culturel