L’éminent journaliste et historien publie un essai magistral sur l’agriculture guinéenne de 1934 à 1990. Un ouvrage de référence pour comprendre les enjeux de demain.
C’est un retour remarqué dans les rayons des librairies. Après s’être imposé comme la mémoire de nos médias, Ibrahima Barry, « Elhadj Barry » pour ses proches, délaisse un instant les studios de la Radio Nationale pour explorer les racines de notre terre.
Son nouvel essai, intitulé « L’expérience du développement rural en Guinée (de 1934 à 1990) », vient de paraître en France aux éditions Publibook, dans la collection Connaissance et Savoirs.
Celui qui fut Chef de cabinet du ministère de l’Information ne propose une véritable immersion documentaire. À travers des archives d’experts et des discours d’époque, l’auteur décortique les mécanismes d’une agriculture qu’il souhaite « ordonnée et équilibrée ». En 238 pages, l’auteur livre une analyse minutieuse de cinquante-six ans d’histoire rurale passés au crible.
Avec une précision journalistique, l’historien formé à Kankan et aguerri par des stages en France, au Japon et aux États-Unis, aborde des sujets aussi techniques que vitaux. Il explique notamment l’art complexe du feu contrôlé (brûlis) selon la nature des sols, ou comment concilier productivité et protection de l’environnement pour freiner les feux de brousse.
Un guide pour les décideurs
Pédagogue reconnu, dispensant son savoir à l’ISIC de Kountia et dans les universités de la Guinée, Ibrahima Barry signe ici un outil de travail. « C’est une analyse pour éclairer les décisions de demain », résume-t-on dans les milieux spécialisés qui accueillent l’œuvre avec ferveur.
L’ouvrage, déjà indispensable pour les étudiants, chercheurs et décideurs politiques, est disponible au prix de 215 000 GNF à la Maison du Livre (Camayenne, Conakry), ainsi que sur des plateformes internationales comme Babelio, Cultura, Fnac, et Amazon.
Quant à la cérémonie officielle de dédicace, la date sera prochainement annoncée par voie de presse.
Par Tidiane Diallo