En accueillant avec succès la 1re Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF), du 21 au 25 janvier 2026, le Gabon réaffirme son leadership en diplomatie médiatique et son engagement indéfectible pour la liberté d’informer.
Par l’ampleur de ses ambitions, cette rencontre consacre la naissance d’un véritable «Davos» des médias, faisant désormais de la capitale gabonaise le laboratoire mondial de l’information francophone. Et c’est une excellente nouvelle !
La CIPREF est un véritable « Davos de la presse francophone ». La qualité exceptionnelle des débats repose sur une sélection rigoureuse d’experts de haut vol, mêlant vision stratégique et maîtrise technologique.
L’analyse de la transformation numérique, articulée autour de la thématique centrale «L’IA et son impact sur les médias», est portée par des figures de proue telles que Jean-Claude Nkou du Congo-Brazzaville, Boursier Tchibinda du Gabon, ainsi que Melba Orlie Nzang Meyo et Abdou Khadir Seck du Sénégal.





La dimension académique et déontologique est garantie par des sommités comme Bogdan Opéra de la Roumanie et Olivier Piot de France, tandis que l’excellence opérationnelle des médias est incarnée par Éveline Mengue A. Koung du Cameroun, Georges Dougueli de Jeune Afrique, Christiane Munoki de la RD Congo et l’humaniste Mahmoud Ahmed Wadaane des Comores.
Cette diversité de profils assure une réflexion à 360° sur le futur du journalisme. L’ingénierie organisationnelle est inclusive et rigoureuse. Au-delà du prestige des intervenants, la réussite de l’événement réside dans une architecture de travail exemplaire.
La présidence du bureau des travaux, dirigée par le consultant sénégalais Mademba Ndiaye, a su instaurer une dynamique de co-construction saluée par tous. L’animation des débats a bénéficié de la maestria de modérateurs chevronnés comme Viviane Mouhi Nguessan de la Côte d’Ivoire, Eric Ambago de la RD Congo ou encore Alpha Abdoulaye Diallo de la Guinée.
À leurs côtés, Messilah Nzoussi Niangui du Congo-Brazzaville, Aw Salimata du Sénégal et Yvonne Eloundou du Cameroun ont assuré la fluidité des échanges. Parallèlement, la synthèse stratégique des ateliers a été sécurisée par une équipe de rapporteurs de précision composée de Thierno Amadou Camara de la Guinée, Mahamat Kao Adoum Abtamai du Tchad et Ntungu Ocomo Cristobalina de la Guinée équatoriale.
Cette rigueur analytique a été complétée par l’expertise de Oudraogo Gino Guetwende Gaetan du Burkina Faso, Diko Harandane Abdrhamane du Mali et Mariya Ladji Traoré de la Mauritanie.
Francophonie médiatique inclusive
Née d’un défi logistique, pour ne pas dire d’un Plan B imposé par la défection du Bureau exécutif de l’UPF internationale, cette CIPREF a opéré une métamorphose pour devenir une véritable symphonie de concertation mondiale.



La rencontre de Libreville s’est ainsi muée en un acte de souveraineté novatrice dont la Francophonie avait un besoin vital pour rayonner bien au-delà de ses frontières habituelles. Ce sursaut vient toucher les cœurs aux quatre coins de la planète.
La CIPREF s’ouvre aux espaces anglophones, hispanophones et lusophones, trop longtemps relégués dans la pirogue des oubliés qui semblait ramer à contre-courant des priorités, alors même que l’amour de la langue et le journalisme en français y sont plus vibrants que jamais.
Sans prétendre remplacer l’UPF, la CIPREF répond ainsi à la gloutonnerie prédatrice par la fraternité de tous. Elle replace enfin l’humain et l’éthique au cœur de la galaxie médiatique francophone. Sous l’impulsion du président de l’UPF-Gabon, Désiré Ename, et en parfaite adéquation avec la vision de modernisation du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon démontre sa capacité à porter des projets d’envergure, à innover et à en assurer le leadership mondial.


Enfin, la motion de remerciements adressée à l’hôte de cette édition inaugurale s’inscrit en droite ligne avec l’esprit de la « Déclaration de Libreville » adoptée le 23 janvier 2026. Cet acte fondateur engage désormais les professionnels à pérenniser ce cadre d’échanges par la solidarité et le respect du principe sacré de confraternité.
Cette dynamique fait de Libreville le creuset visionnaire des médias de demain. Elle impose à chaque acteur l’impérieuse nécessité de s’approprier les leviers de l’intelligence artificielle, une odyssée technologique à saisir ici et maintenant, avant que l’histoire ne se cristallise sans nous. Elle scelle, dès lors, l’avènement d’un véritable Davos des médias francophones, une agora inclusive où journalistes, techniciens, éditeurs, universitaires et décideurs s’allient pour conjurer les défis d’un monde où l’outil créé par l’humain tend paradoxalement à se substituer à lui.
Cette première CIPREF au Gabon est, sans aucun doute, le premier événement inclusif de la Francophonie médiatique… et franchement, C’BON !
Par Alpha A. Diallo