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Convertir la souffrance en espoir (Par Daniel Couriol)

Dans un monde qui fait face au fracas des armes et aux illusions de la communication politique, la quête de paix reste l’aspiration première des peuples. C’est le message porté par Daniel Couriol dans cette réflexion humaniste sur ces parenthèses enchantées où l’art et la spiritualité permettent de convertir les souffrances en espoir.

Bonne lecture !

Convertir la souffrance en espoir par l’échange et la compréhension…
Quel magnifique programme ! Les peuples doutent, les gouvernements sous prétexte de communication établissent une transparence qui n’est qu’un miroir aux alouettes…
Ce que la majorité des personnes souhaite sur notre bonne vieille planète, c’est tout simplement vivre en paix.

Certains moments montrent que des instants de communion, de rassemblement sont possibles et apparaissent comme des parenthèses enchantées…
Ce fut le cas en France lors des Jeux Olympiques ou du dernier Tour de France, puis lors de la récente visite du Pape…

Au-delà des convictions de tout un chacun, il y a soudain comme un élan à vivre intensément le moment présent. Et cela nous rappelle utilement qu’au-delà des dogmes, il y a la spiritualité, qu’au-delà des drapeaux, il y a l’humanité, qu’au-delà du fracas des armes et des conflits, il y a l’envie d’un silence fraternel.

Je me rappelle les représentations théâtrales à Fria en 2015 et 2016 où le CCFG de Conakry avait présenté Tartuffe et Lysistrata. Après des émeutes d’une grande violence, oui, je me rappelle combien le public avait ri de bon cœur, autorités publiques, policiers, gendarmes, jeunes par centaines, tous réunis par le rire qui posait un instant où la vie reprenait ses droits.

Alors nous devons cultiver ces instants, les faire fleurir, les multiplier. Les drames nous touchent, quoi de plus humain. Mais nous devons à nous-mêmes et aux autres d’être dans l’état d’esprit que décrit Chateaubriand à propos d’un personnage féminin : « Un rien la bouleverse, rien ne l’ébranle » Oui, être touché par un événement est plus que naturel et ne doit pas, pour autant, entamer notre résolution.

Chercher l’essentiel de notre humanité, son socle, tel est le programme. Je relis encore et encore Jean-Louis Barrault : « La vie des hommes sur terre se divise en trois :  «  Les pays géographiques, les peuples, les gouvernants. Se méfier des derniers, ils vous empêchent de communiquer avec les peuples et de connaître les pays ».

Daniel Couriol est expert-consultant en développement culturel, auteur et ancien directeur du Centre culturel franco-guinéen (CCFG). Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions L’Harmattan, notamment Toi Guinée tu m’as pris dans tes bras (2017), Mieux vaut tard que jamais (2020), consacré aux tirailleurs coloniaux, ainsi qu’un ouvrage collectif, Embarquement pour Conakry, Capitale mondiale du Livre 2017.

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