Un nouvel espace de savoir a été inauguré ce vendredi 16 janvier 2016 au collège Château d’Eau, dans la commune de Kaloum. Mais au-delà des murs et des étagères, c’est surtout un projet humain et porteur d’espoir qui a vu le jour, à l’initiative de Diaka Camara, convaincue que l’éducation reste la clé de l’émancipation des jeunes.
L’idée est née d’un témoignage marquant. Un jour, un élève lui confie n’avoir « jamais eu un livre ». Profondément touchée, Diaka Camara décide alors de transformer cette réalité en combat. Sa conviction est simple : là où il y a une école, il doit y avoir une bibliothèque, un espace d’apprentissage, d’éveil intellectuel et de construction personnelle.
Contrairement à une opinion répandue, la fondatrice réfute l’idée selon laquelle les jeunes Guinéens ne s’intéressent pas à la lecture. « Ce n’est pas qu’ils ne lisent pas, c’est qu’ils n’ont pas les lieux pour le faire », explique-t-elle, citant la bibliothèque du lycée du 2 Octobre, régulièrement fréquentée par de nombreux élèves.
À travers sa fondation, Diaka Camara porte le projet « Une école, une bibliothèque », qui vise l’implantation de quinze bibliothèques dans le Grand Conakry. Les bénéficiaires saluent déjà cette initiative. Sayba Doumbouya, élève en 10ᵉ année, témoigne : « La lecture me permet de voyager dans l’esprit. Je remercie la Fondation Diaka Camara d’avoir pensé à nous. »


Présent lors de la cérémonie, le directeur du Service national de la documentation et des bibliothèques scolaires, Mohamed Ansa Diawara, a rappelé que la bibliothèque constitue « le socle des apprentissages futurs » et un pilier essentiel du développement éducatif et culturel.
De son côté, le principal du collège Château d’Eau, Mohamed Damba, s’est félicité de l’aboutissement de ce projet longtemps mûri, assurant que l’administration scolaire veillera à un encadrement rigoureux et à un environnement propice à la lecture.
Grâce à la Fondation Diaka Camara, le collège Château d’Eau dispose désormais d’une bibliothèque baptisée Sansy Kaba Diakité, cette nouvelle structure s’impose comme un symbole fort : celui d’un avenir que l’on construit, page après page.
Par Hassatou Barry