L’Université Général Lansana Conté (UGLC) a servi de théâtre ce samedi 14 mars 2026 à un Forum-débat académique de haute volée pour ausculter les craquements de l’ordre mondial. L’aréopage de chercheurs, de doctorants et d’experts des fractures ébranlant les alliances sur le continent a offert une grille de lecture sur l’urgence d’une nouvelle pensée stratégique. Et le forum, centré sur « L’Afrique au cœur des recompositions géopolitiques contemporaines », a ainsi démontré la capacité de l’intelligentsia guinéenne à scruter les tempêtes diplomatiques mondiales et à passer au crible les forces tectoniques qui forgent notre destin commun.
Ce constat nodal d’une conférence scientifique ayant mobilisé un panel de premier plan a permis aux intervenants de lancer un véritable cri d’alarme face à l’émergence d’un système international où les États privilégient désormais des alliances de circonstance tout en s’affranchissant avec audace des cadres traditionnels du droit international.
Face à ces recompositions tectoniques les États africains se retrouvent à la croisée des chemins devant le défi titanesque de sauvegarder les acquis du développement sans pour autant aliéner la souveraineté nationale car le risque de déshérence des doctrines de défense classiques est réel si le continent ne parvient pas à définir sa propre trajectoire stratégique.
L’auditoire a d’ailleurs été particulièrement captivé par l’analyse de ce nouvel ordre mondial au sein duquel certaines puissances opèrent des reconfigurations par affinités au mépris des cadres multilatéraux classiques.
Aréopage de l’excellence à Sonfonia
Ce forum de la pensée a transcendé la simple réunion d’experts pour devenir un véritable sanctuaire de l’intelligence où des personnalités de haute stature se sont relayées pour fertiliser l’esprit critique des étudiants.
Cet attelage de savoirs et d’expériences a évolué sous la houlette magistrale du Dr Makalé Traoré qui a orchestré les débats avec une maestria ayant permis de dégager des perspectives d’avenir pour le continent africain. En filigrane la mission des institutions d’enseignement supérieur a dominé les échanges tant les universités africaines ne peuvent plus se murer dans la simple transmission de connaissances mais doivent de toute urgence se muer en véritables laboratoires de savoirs stratégiques seuls remparts capables d’anticiper les soubresauts du monde et de mettre en lieu sûr l’avenir de l’Afrique.
Par Tidiane Diallo