Depuis son accession au pouvoir en septembre 2021, le général Mamadi Doumbouya s’est imposé comme un chef d’État discret, fuyant le faste des régimes précédents.
Contrairement aux attentes de certains, il ne gouverne pas avec fracas, mais semble avancer méthodiquement. Sans tambour battant. Cette approche lui permet-elle d’accomplir valablement sa mission ?
La réponse est oui. Sa gestion est sobre mais pragmatique. Dans l’histoire récente de la Guinée, les transitions militaires ont souvent été marquées par des discours tonitruants et des promesses grandiloquentes, rarement suivies d’effets. Doumbouya, lui, adopte une posture plus sobre. Certes, il ne manque pas de rappeler sa volonté de « refonder » l’État, mais il évite les déclarations tapageuses et préfère l’action à l’esbroufe.
Des réformes ont été engagées dans plusieurs secteurs, notamment la lutte contre la corruption, la refonte du fichier électoral et la modernisation de l’administration publique. Loin des projecteurs, certaines décisions, comme la dissolution de certaines régies financières soupçonnées d’irrégularités, montrent une volonté d’assainissement.
Par Racine Dieng