Grand oral 2026 et précis de modernité de Bah Oury

Au-delà de la simple reddition de comptes devant le CNT, le message du chef du gouvernement cache-t-il une révolution silencieuse de notre modèle de développement ? Mieux encore, la Guinée est-elle enfin prête à devenir le hub incontournable de la sous-région ? Analyse d’un projet de société qui refuse de simplement dire que c’est possible pour enfin montrer que c’est fait.

Le Grand oral de 2026 du Premier ministre Bah Oury devant le Conseil National de la Transition (CNT) a été un modèle de clarté et de franchise, alliant la force des chiffres à la brièveté du discours. Loin de la simple reddition de comptes, cette intervention a permis de dresser un état des lieux rigoureux de la gouvernance socioéconomique tout en dévoilant les chantiers herculéens destinés à remodeler le territoire national.

En articulant sa politique générale autour de 52 mégaprojets et 10 réformes structurelles, le chef du gouvernement dessine les contours d’une Guinée nouvelle portée par une puissance financière projetée à 100 milliards de dollars d’investissements. Cette trajectoire répond à un enjeu limpide qui consiste à s’extraire de la dépendance minière pour entrer de plain-pied dans l’ère de la transformation durable.

À cet effet, le premier pilier de l’édifice repose sur une véritable révolution de la mobilité car avec la prévision de 2 900 kilomètres d’autoroutes et 2 500 kilomètres de voies ferrées, l’exécutif entend briser les barrières physiques qui entravent encore le dynamisme intérieur. Il ne s’agit plus ici d’un simple projet de transport mais d’une véritable stratégie de structuration du territoire où l’infrastructure routière devient le moteur souverain de l’intégration nationale.

Cette vision ne s’arrête pas aux seuls grands axes car elle plonge jusque dans les racines du pays à travers un programme de désenclavement sans précédent. Chaque capitale régionale sera désormais reliée à ses préfectures par des routes nouvelles, modernes et sûres pour ensuite descendre vers les sous-préfectures avec la réalisation de 5 500 kilomètres de voiries d’ici 2030.

Par ce maillage, l’État choisit de ramener le service public et les opportunités de marché au plus près du citoyen. Cette approche facilite l’accès aux zones rurales et permet au gouvernement de parier sur une croissance inclusive qui ne laisse aucune localité sur le bord du chemin.

Dans le même élan, la souveraineté de demain s’annonce résolument technologique avec déjà 12 000 kilomètres de fibre optique déployés et le rapatriement symbolique du nom de domaine « .gn » qui installe durablement la Guinée sur la carte numérique mondiale.

La mise en service du Datacenter national de classe Tier III et l’objectif d’une couverture numérique de 95 % d’ici 2040, portés par l’expertise conjuguée des cadres locaux et de la diaspora, achèvent de positionner Conakry comme un hub technologique incontournable de la sous-région.

Le Grand oral de Bah Oury nous enseigne ainsi que de la route au bit et du rail à la fibre, l’ensemble de ces chantiers dessine un futur où la Guinée, forte de ses réformes, ne se contente plus de rêver son destin mais le construit désormais avec une véritable rigueur de bâtisseur. Cette dynamique s’inscrit directement dans la vision et le leadership du président Mamadi Doumbouya dont le pragmatisme se résume parfaitement par cet adage venu d’Amérique qui nous enseigne de ne pas simplement dire que c’est possible mais de montrer que c’est fait. Sous cette impulsion présidentielle où l’action concrète prend le pas sur la promesse, chaque projet devient une pierre angulaire de la souveraineté nationale afin de léguer aux générations futures un pays moderne, interconnecté et définitivement maître de sa trajectoire économique.

Par Alpha A. Diallo

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