Originaire de l’Etat de l’Illinois aux Etats-Unis, Sonia Carolina Torres dirige l’équipe de l’ONG Vertice pour le développement local chargée d’expérimenter la diversité au pied du mont Ziama à Sérèdou afin de prévenir les tensions religieuses et identitaires.
Elle mène ses activités en collaboration avec les communautés locales du Sud de la Guinée, dans le cadre du programme intitulé: Comité de pilotage interculturel pour l’entreprenariat agroécologique dans la région forestière, notamment du mont Ziama.
La formation en entreprenariat aide à promouvoir des modèles de réussite parmi les entrepreneurs locaux dont la mission est de devenir des médiateurs et gardiens de la cohabitation, de la tolérance ethnique et religieuse dans cette partie de la Guinée.
Comme le montre un film documentaire réalisé sur ses activités et présenté à la presse, ce jeudi 5 décembre au Centre américain de Conakry, c’est un ‘‘Jardin potager partagé’’ situé à Sérédou à Macenta qui accueille 10 jeunes hommes et femmes musulmans et chrétiens en stage d’apprentissage.
Les apprenants sont hébergés et passent tout leur temps de stage à échanger sur la thématique: « Ensemble pour le renforcement de la cohésion ethnique ».
L’exercice consiste à montrer à ces jeunes venus de communautés différentes que tous les êtres humains sont capables de vivre ensemble quelque soit la différence de leurs pratiques religieuses, leurs goûts choix alimentaires ou leurs styles vestimentaires.
Ensemble, ils apprennent à entretenir une bananeraie, à créer le compost à partir des déchets animaux, à faire la saponification, le jus de gingembre, l’élevage porcin, la pisciculture, la production arboricole, fruitière et maraîchère. Le tout avec de l’engrais naturel fait sur place sans produits chimiques, bon pour bien semer les grains et nourrir les communautés afin de parer les conflits dans l’occupation des terres et l’accomplissement des devoirs religieux au pied du mont Ziama.
«Impacter positivement la communauté»
Le projet « a duré 6 mois et a regroupé 10 jeunes issus de 10 villages de la région forestière, explique Sonia Carolina Torres. (Tous ont été) sélectionnés, formés et accompagnés sur la base d’une vision très bien définie en matière de médiation pacifique pour contribuer à la résolution des conflits. Mais aussi dans le domaine de l’entreprenariat, qu’ils doivent développer à leur retour, chacun à travers son propre projet dont, entre autres : porcherie, transformation de gingembre, saponification, etc.»
«L’idée du projet, c’est de former des jeunes qui, au retour dans leurs différentes communautés, vont impacter positivement leur communauté. Ils vont être créateurs d’emplois. Ils vont être autonomes, indépendants. Ils vont pouvoir sensibiliser à la paix. Ils vont pouvoir appeler à la cohésion» sociale, assure Sidibé.
Armel O. Kouamé est ivoirien. Il confie avoir été impressionné par la beauté du paysage et l’hospitalité des Guinéens pendant la réalisation des films documentaires sur le projet.
Quant à Sonia Carolina Torres, elle poursuit ses activités entre les Etats-Unis et la Guinée pour que les fruits du dialogue des cultures et des religions nourrissent le vivre-ensemble partout.
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https://youtu.be/JWZlH3cQ0Ww
https://www.leguideinfo.net/2024/12/06/prevention-des-conflits-lagroecologie-un-moyen-de-lutte-a-explore-ong-vertice/
Par Diallo Alpha Abdoulaye